11 vaccins obligatoires : une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2018

Par Coline Garré
Publié le 31/08/2017
- Mis à jour le 04/09/2017
11 vaccins

11 vaccins
Crédit photo : Phanie

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a confirmé ce 31 août, sur CNews, que l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale étendue aux onze vaccins pédiatriques, décidée avant l'été, sera effective à partir du 1er janvier 2018. Les vaccins contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae, le pneumocoque, et le méningocoque C, aujourd'hui fortement recommandés, seront donc obligatoires au même titre que ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).

« Nous laisserons évidemment le temps aux familles de se mettre en ordre de marche car il est hors de question de pousser les gens à vacciner dans l'urgence, a dit la Pr Buzyn. Nous parlons des 10 ou 15 % d'enfants qui ne sont pas vaccinés (par ces vaccins fortement recommandés), ce qui met en danger les autres enfants et favorise la réémergence d'épidémies pour lesquelles il y a des morts aujourd'hui. Il faut que (ceux-ci) se mettent en ordre de marche pour protéger le reste de la population. »

La ministre n'a pas livré de détails au sujet d'une éventuelle clause d'exemption, proposée dans les conclusions de la concertation citoyenne présidée par le Pr Alain Fischer mais délicate à mettre en œuvre sur le plan juridique. « Mon objectif n'est pas de sanctionner. L'objectif de cette obligation, c'est de rendre la confiance aux Français », a-t-elle indiqué. 

Tabac : un euro par an sur trois ans, prône la ministre

Tout en précisant que les arbitrages étaient encore en cours, Agnès Buzyn s'est prononcée en faveur d'une augmentation « importante et progressive » des prix du tabac : un euro par an sur trois ans, avec l'objectif d'atteindre « un paquet à dix euros » d'ici à 2020. « Nous n'allons pas le faire d'un coup car je veux que les Français aient le temps de se préparer à arrêter de fumer », a-t-elle justifié. 

Agnès Buzyn veut que ce levier financier s'insère dans un plan global, comprenant en parallèle des mesures « pour aider les buralistes et lutter contre la fraude, notamment l'importation de tabac à bas prix, vendu à la sauvette ». Elle a insisté sur l'importance d'améliorer la traçabilité et d'harmoniser les prix au niveau européen. 

Enfin, pour lutter contre l'alcoolisme des jeunes, Agnès Buzyn travaille avec le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à un plan d'éducation à la santé, à l'alimentation, et aux comportements. « Nous avons un problème d'information : beaucoup de Français ne connaissent pas la gravité de l'alcoolisme », notamment pendant la grossesse, a-t-elle déploré. 

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