Levothyrox : des plaignants réclamant l'ancienne formule déboutés par le tribunal de Toulouse

Publié le 11/01/2018
- Mis à jour le 15/07/2019

Un juge des référés du TGI de Toulouse a débouté jeudi des patients souffrant d'effets secondaires de la nouvelle formulation du Lévothyrox, qui réclamaient que le laboratoire Merck leur fournisse en urgence l'ancienne formule du médicament, a indiqué l'avocat des plaignants.

Cette décision, qui concerne 23 patients a été prise parce que la justice, a considéré qu'il y avait eu « une introduction d'Euthyrox (l'ancienne formule rebaptisée) sur le territoire français » et que de ce fait « il n'y avait pas de défaut d'approvisionnement », a précisé leur avocat, Jacques Lévy.

Ce référé a été mené par des patients qui n'avaient pu se joindre à une première procédure à Toulouse le 14 novembre 2017, leurs dossiers n'étant pas prêts. La justice avait alors condamné le laboratoire à fournir « par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai » l'ancienne formule aujourd'hui dénommée Euthyrox à 25 patients de la Haute-Garonne. Merck a fait appel de cette condamnation qui était assortie d'une astreinte de 10 000 euros par jour et par infraction constatée. 

En revanche, le 26 décembre 2017, le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a débouté une quarantaine de patients, en arguant de « l'existence de substituts », de la « mise sur le marché » par le laboratoire « de 218 080 boîtes » et de « l'absence de certificats médicaux sur les effets néfastes » du médicament.

Par ailleurs, l'association Vivre sans thyroïde a déposé un référé devant le TGI de Paris. Il sera étudié le 26 janvier 2018. Enfin, une action collective a été lancée devant le TGI de Lyon, où se trouve le siège de Merck pour la France. Le procès est prévu en octobre.

S. L. (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr
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