Postes et places à prendre : la relève n’a que l’embarras du choix

Publié le 28/03/2013

Multipliant les initiatives pour développer les stages, le compagnonnage et la revalorisation du métier de premier secours, le conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) insiste régulièrement sur le nécessaire développement des collaborateurs encouragés à partager leur exercice sur plusieurs sites. Cabinets, services hospitaliers, maison de santé… les choix offerts aux jeunes médecins sont de plus en plus étendus. Alors qu’une carrière n’est résolument plus tracée d’avance, les jeunes se donnent aujourd’hui plus de temps pour réfléchir. Ceux qui prennent la direction de l’hôpital public ou privé font aussi le choix de la mobilité. Entre plans de carrière, choix de vie, les parcours des jeunes médecins n’ont plus rien à voir avec ceux de leurs aînés. Médecins remplaçants, installés, salariés ou libéraux, les Drs 2.0 n’hésitent plus à changer de statuts, de modes d’exercice. Un mouvement qui fait bouger les lignes sur l’avenir de la pratique médicale tant en ville qu’à l’hôpital.

Guider les jeunes confrères. Les dernières statistiques publiées par le CNOM en fin d’année dernière attestent le changement qui s’opère. Aux côtés des 42 % salariés et 47 % libéraux, 10 % des médecins parient sur un exercice mixte. En début de carrière, les jeunes restent salariés quelques années pour 68 % d’entre eux. Ce seuil dépasse même 84 % pour les jeunes cardiologues, 85 % pour les O.R.L., et atteint 88 % parmi les jeunes radiologues.

Si la hauteur des investissements nécessaires pour s’installer entre naturellement en ligne de compte, d’autres paramètres semblent expliquer aujourd’hui ces choix de vie et d’organisation. L’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) observe par exemple « qu’une majorité d’étudiants souhaite d’abord s’installer en groupe, même si l’exercice libéral isolé n’est pas pour autant enterré ».  Afin que ce choix soit fait en connaissance de cause l’ANEMF insiste sur l’importance de mettre en place des stages mixtes ambulatoires et hospitaliers, guidant les jeunes confrères en début de carrière.


Source : lequotidiendumedecin.fr