Les érections nocturnes surviennent lors des phases de sommeil paradoxal (phase de mouvements oculaires rapides). Elles sont androgénodépendantes et nécessitent également l’intégrité du système neurologique. Leur rôle reste mal connu, mais elles disparaissent en cas de trouble hormonal, neurologique ou vasculaire.
«Quelle est leur valeur sémiologique chez un homme présentant une dysfonction érectile (DE). Est-il utile de réaliser une mesure de la tumescence nocturne ? », interroge le Dr Ludovic Ferretti.
En pratique, l’étude de la tumescence nocturne par Rigiscan, examen certes peu invasif et peu coûteux, n’a plus beaucoup d’intérêt depuis l’avènement des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5). En effet, elle ne permet pas d’éliminer formellement une étiologie psychogène et ce d’autant plus que l’étiologie de la DE est volontiers mixte, organique et psychogène. Les données du Rigiscan sont par ailleurs faiblement corrélées au score International index of erectile function (IIEF). « Enfin, une autre de ses limites est de mesurer la rigidité en diamètre alors que c’est la rigidité axiale qui importe pour la pénétration », a rappelé le Dr Ferretti.
Les recherches s’orientent désormais vers le recours à l’IRM fonctionnelle, dont l’intérêt pour différencier origine psychogène et organique des troubles de l’érection a été souligné par des travaux récents.
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