La gestion des antithrombotiques chez les patients ayant un syndrome coronarien chronique (SCC) avec implantation de stent antérieure et nécessitant par ailleurs une anticoagulation orale à long terme (AOT) est complexe.
Dans Aquatic, essai multicentrique randomisé ayant inclus 872 patients, l’ajout d’aspirine à un anticoagulant oral (ACO), majoritairement prescrit pour une FA, s’est accompagné, comparativement au placebo, d’un risque accru d’événement du critère principal (composite de décès cardiovasculaire, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’embolie systémique, de revascularisation coronaire et d’ischémie aiguë des membres) : 16,9 vs 12,1 % ; OR = 1,53 ; p = 0,019.
Le risque de saignement majeur a été plus de trois fois plus élevé dans le groupe aspirine que dans le groupe placebo (10,2 vs 3,4 % ; OR = 3,35 ; p < 0,0001).
Cet effet nettement délétère de l’aspirine a conduit à interrompre l’essai prématurément. « L’utilisation de l’aspirine dans ce contexte devrait être découragée et les résultats de l’essai pris en compte dans les futures recommandations », considère la Pr Martine Gilard (Brest), principale investigatrice de l’étude.
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