Tentative de suicide de Nicolas Bonnemaison : le pronostic vital n’est plus engagé

Publié le 02/11/2015
- Mis à jour le 02/11/2015
L’hôpital Haut-Lévêque de Pessac (CHU de Bordeaux), où Nicolas Bonnemaison a été hospitalisé...

L’hôpital Haut-Lévêque de Pessac (CHU de Bordeaux), où Nicolas Bonnemaison a été hospitalisé...
Crédit photo : PHANIE

L’ex-urgentiste bayonnais, qui a tenté de se suicider samedi 31 octobre, une semaine après sa condamnation à de la prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente, « a ouvert les yeux » dimanche et son pronostic vital n’était plus engagé.

Nicolas Bonnemaison, hospitalisé à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac dépendant du CHU de Bordeaux, « répond à des ordres simples », a-t-on précisé de source médicale et dans son entourage. Lundi matin, l'établissement confirmait que son état de santé était stabilisé. « Le pronostic vital n’est plus engagé, il est sorti de la phase critique et un réveil progressif est en cours », précisait le CHU dans un communiqué.

Malgré ces signes « encourageants », il restait dimanche après-midi dans un état préoccupant et il était « trop tôt pour se prononcer sur d’éventuelles séquelles », neurologiques notamment, a-t-on souligné de mêmes sources.

Indignation et soutien de ses anciens collègues

Nicolas Bonnemaison avait été retrouvé inanimé dans son véhicule, sur la commune de Tosse (Landes), près de Dax, sur un chemin de terre en lisière de forêt, apparemment après avoir absorbé des médicaments et tenté de s’asphyxier par des gaz d’échappement détournés vers l’habitacle, selon le parquet de Dax.

À ses côtés dans la voiture, un texte avait été retrouvé, expliquant les raisons de son geste, dans lequel « il se disait en substance éprouvé et fatigué de la vie », notamment après les épreuves judiciaires qu’il a endurées ces quatre dernières années, a précisé une source judiciaire.

Dans un texte reçu par l’AFP, un collectif de soignants du Centre hospitalier de Bayonne, où le Dr Bonnemaison exerçait, a déploré qu’il ait été « jeté en pâture à la vindicte publique » et notamment « victime d’une organisation hospitalière défaillante, d’une loi hypocrite » sur la fin de vie et d’un « acharnement » judiciaire.

Dans une interview au « Quotidien », le Dr Frédéric Chaussoy a lancé un appel à la mobilisation de ses confrères contre, dit-il, la justice inhumaine de l’Ordre qui a « cassé » son confrère. Le médecin, témoin lors des deux procès du Dr Bonnemaison, avait lui-même été mis en cause après le décès de Vincent Humbert en 2003.

Avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr