Première en Europe, le dépistage systématique du CMV est recommandé en France pour toutes les femmes enceintes séronégatives ou de statut inconnu au cours du premier trimestre. Une femme enceinte sur deux a déjà rencontré le virus précédemment, mais elle peut se réinfecter. Le virus peut traverser le placenta et la contamination du fœtus survient dans 20 % à 35 % des cas.
Chez les femmes avec un diabète de type 1 qui ne bénéficieraient pas déjà du dispositif, il est proposé au cours de la grossesse de mettre en place une délivrance automatisée d’insuline. Quant aux femmes porteuses d’un diabète de type 2, on proposera d’introduire une insulinothérapie. Une adjonction ou un maintien de la metformine est à discuter. Il n’y a pas de recommandation pour la prescription systématique d’aspirine pour prévenir la prééclampsie (RPC CNGOF 2025).
En cas de suspicion d’infection intra-utérine, il faut débuter une antibiothérapie probabiliste : amoxicilline 2 g/8 heures IV + gentamycine 5 mg/kg IVD. Après la naissance, si la mère ne présente pas de sepsis clinique ni de syndrome toxinique, il n’y a pas d’indication à poursuivre une antibiothérapie.
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