Le village des gentils

#3 Déjeuner à douze heures trente  Abonné

Publié le 29/05/2020

Le samedi matin, Thomas, le médecin, se réveille chez lui. Il se souvient vaguement être rentré à pied alors que sa voiture était tombée en panne. Lors du petit déjeuner, il constate que sa femme et ses filles ont changé, ne manifestent pas leur habituel tempérament volcanique et semblent plus se préoccuper de règles préétablies. Il décide d’aller au village pour se changer les idées.

Village des gentils

Crédit photo : Phanie

En prenant l’escalier, je m’interrogeais sur cette histoire de déjeuner à douze heures trente ; encore une nouveauté dont je découvrais l’existence. En chemin, je remarquais également les autres signes d’une situation singulière. Les rues étaient calmes, la marche des passants composait une géométrie presque parfaite, la place du marché restait silencieuse malgré les dizaines de clients en train de procéder à leurs courses. Le verbe procéder me venait instantanément à l’esprit quand je les observais, sages, ordonnés, précis, des pièces symétriques dans un mécanisme bien huilé.

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