Alors que se profile la journée de mobilisation nationale du 12 novembre, qui agrège diverses organisations de chirurgiens (contre l’avenant n° 8) mais aussi d’internes et de chefs de clinique (pour l’amélioration de leurs conditions de travail, la défense de la liberté d’installation...), la CSMF lance un appel à l’« unité » des médecins libéraux.
Le syndicat « comprend la colère qui monte au sein du corps médical ». Pour autant, ajoute-t-il, « il appartient à tout syndicat responsable de travailler aux solutions plutôt que de développer les réflexes corporatistes qui compromettent notre crédibilité et marginalisent notre profession ».
Dans un long communiqué, la CSMF rappelle ses combats syndicaux passés et défend la signature de l’avenant 8. Les baisses de tarifs sur l’imagerie ? La Confédération explique avoir « réussi à limiter la casse » notamment en étalant la ponction de 180 millions d’euros sur 3 ans.
Mots d’ordre hétéroclite
Les inquiétudes des jeunes ? « La liberté d’installation, y compris en secteur 2, n’est pas remise en cause par l’avenant n° 8, et ce sujet n’a jamais été mis en balance durant toutes les discussions qui ont eu lieu ».
La CSMF épingle avec force les mouvements contestataires issus des réseaux sociaux (des « cartels improvisés sur le net ») et défend le poids des trois organisations signataires de l’avenant n° 8 (CSMF, MG France et SML). « Leur audience n’a pas été mesurée en nombre de visites transformées en "amis" sur les réseaux sociaux, mais dans le cadre démocratique des élections aux URPS », argumente la CSMF.« Les mouvements actuels obéissent à des mots d’ordre très hétéroclites et contribuent à permettre à un petit nombre de balkaniser toujours plus la profession ce qui revient à l’affaiblir face aux pouvoirs publics », conclut le syndicat qui ne participera à aucune action lancée via les réseaux sociaux.
SEC-Pa : le collectif se mobilise contre la sortie du champ conventionnel
PLFSS 2027 : entre HAS et Caisse des dépôts, les syndicats veulent garder une voix sur le DPC
« Dérembourser les prescriptions des médecins hors convention, « c'est assécher le secteur 3 », selon le syndicat MS3
Tribune anti-homéopathie : le Conseil d’État annule les sanctions disciplinaires, le collectif No Fakemed appelle à « sortir de la crise par le haut »