Fin du RSI, professions réglementées : l'UNAPL invite Agnès Buzyn à la vigilance

Par Marie Foult
Publié le 30/08/2017
- Mis à jour le 30/08/2017

Disparition programmée du régime social des indépendants (RSI), hausse de la CSG, dérégulation des professions réglementées… L'Union nationale des professions libérales (UNAPL) a mis en garde le Pr Agnès Buzyn sur les dangers que font selon elle peser ces trois sujets « majeurs » sur les libéraux de la santé, du droit, des techniques et du cadre de vie, mardi après-midi, lors d'une longue entrevue avec la ministre de la Santé.

Le président de l'organisation patronale, le Dr Michel Chassang, a demandé à la ministre deux garanties sur la réforme du (RSI), qui devrait disparaître d'ici à la fin de l'année. Les cotisations ne devront pas être plus lourdes lors du basculement dans le régime général, a-t-il prévenu et les professions libérales devront continuer de garder une représentation spécifique dans les instances de pilotage (conseil de surveillance).

« La réforme du RSI touchera surtout les médecins en secteur II, les médecins en secteur I étant déjà affiliés au régime général, rappelle le Dr Chassang. Or, pour ces libéraux de secteur II, comme pour les pharmaciens, la réforme pourrait avoir des conséquences très concrètes. »

Prudence sur la CSG

Un autre sujet appelle l'UNAPL à la « méfiance » : la dérégulation des professions réglementées, déjà entamée lorsqu'Emmanuel Macron était à Bercy. « La réglementation de ces métiers est une garantie de qualité, estime Michel Chassang. Pour le moment, la réforme concerne les notaires et les huissiers de justice, mais le sujet revient, via la révision d'une directive européenne, et pourra concerner les professions de santé. » D'autant que les ordonnances sur l'accès partiel aux professions de santé viennent d'être ratifiées par l'Assemblée nationale et fait craindre l'apparition sur le marché de professionnels concurrents moins bien formés.

Enfin, l'ancien patron de la CSMF redoute que la hausse de la CSG, qui avait notamment fait réagir MG France en juillet dernier, ait des conséquences sur les professions libérales. « Les médecins de secteur I pourraient voir leurs cotisations payées par la caisse baisser, alors que la CSG à leur charge, elle, augmenterait, redoute le Dr Chassang. Ils ne doivent pas être laissés pour compte dans ce dossier. »


Source : lequotidiendumedecin.fr