Pierre Savatier (Inserm) : « Les chimères, un outil de recherche sans utiliser d'embryon humain »

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Publié le 02/04/2021

Réalité mal comprise, lit de tous les fantasmes, les embryons chimères sont l’un des points de discorde de la loi de bioéthique. Si l’Assemblée nationale veut autoriser l’adjonction de cellules humaines dans un embryon animal, le Sénat s’y est farouchement opposé en février dernier. De quoi s’agit-il ? À quoi servent ces outils ? Entretien avec Pierre Savatier, directeur de recherche à l’Inserm, au sein de l’Institut Cellule souche et cerveau à Lyon.

Les chimères permettent de faire de la recherche fondamentale sans utiliser un embryon humain

Les chimères permettent de faire de la recherche fondamentale sans utiliser un embryon humain
Crédit photo : Phanie

LE QUOTIDIEN : Qu’appelle-t-on une chimère ?

PIERRE SAVATIER : On entend par chimère homme/animal, l’adjonction de cellules humaines dans un organisme vivant animal. Le projet de loi − et plus largement le monde de la recherche − exclut le paradigme inverse qui consisterait à injecter des cellules animales dans l’humain.

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