La main de l’Homme « révolutionne » le vivant

L’ADN se réécrit avec une troisième paire de bases synthétiques

Publié le 12/05/2014

On n’avait pas vu ça depuis des milliards d’années. Il ne paraît pas excessif de qualifier de révolutionnaire la publication de l’équipe de Floyd Romesberg en Californie, parue dans Nature le 8 mai dernier. Le laboratoire américain est parvenu à prouver que l’homme est capable de remonter les origines de la vie jusqu’à en modifier le langage le plus élémentaire : l’ADN. Jusque là codé par deux paires de bases complémentaires, AT (adénine-thymine) et CG (cytosine-guanine), il s’enrichit d’une nouvelle paire de bases azotées, baptisées d5SICS-dNaM.

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