Un suppositoire d’indométacine dès la fin de la cholangiopancréatographie rétrograde (CPER) réduit significativement le risque de pancréatite aiguë.
L’effet favorable, prophylactique de la pancréatite post-CPER chez des individus à haut risque, de ces médicaments peu chers et sûrs (à dose unique) est aujourd’hui documenté par un essai randomisé contre placebo. Étaient donc éligibles les sujets qui présentaient l’un de ces critères majeurs : suspicion clinique d’une dysfonction du sphincter d’Oddi, antécédent de pancréatite post-CPER), sphinctérectomie pancréatique, « precut sphinctérotomie », plus de 8 tentatives de cathétérisme, dilatation pneumatique d’un sphincter biliaire intact ou ampullectomie. Éligibles encore s’ils avaient au moins deux des critères secondaires suivants : moins de 50 ans, de sexe féminin, antécédent de pancréatite récurrente (plus de 2 épisodes), au moins trois injections de produit de contraste dans le canal pancréatique avec au moins une injection dans la queue du pancréas avec opacification des acini, prélèvement du canal pancréatique par brossage.
Pour ces patients, l’indométacine (50 mg) réduit de façon significative l’incidence de la pancréatite post-CPER (9,2 %, versus 16,9 % pour le placebo).
B. Joseph Elmunzer et coll. New England Journal of Medicine, 12 avril 2011, p.1414-22.
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