Chez les patients ayant un diabète de type 1, la plupart des diabétologues et des Imams recommandent de ne pas observer ce mois de jeûne. Certes, la parfaite maîtrise de l’insulinothérapie fonctionnelle, avec ou sans pompe à insuline, rend plus faisable la gestion de cette situation avec un moindre risque. Néanmoins, le principe de précaution voudrait de ne pas observer ce rituel pour les diabétiques de type 1 et de type 2 insulinotraités. La grossesse, surtout chez une femme diabétique ou en cas de diabète gestationnel, est une contre-indication formelle pour les risques encourus, hypoglycémies et hypotrophie fœtale.
Le risque spécifique auquel expose ce jeûne chez les diabétiques est celui des hypoglycémies sous insuline ou sous sulfonylurées (ou repaglinide). Par ailleurs, le mode alimentaire particulier, rupture du jeûne (Ftir) par des aliments très sucrés, suivi d’un repas plus riche et enfin une autre prise alimentaire avant le lever du soleil (Sahur), s’accompagne souvent d’un déséquilibre glycémique durant et après cette période. Ainsi, la non-observance du jeûne peut aussi conduire au même déséquilibre du fait de la participation du diabétique au rythme de vie des autres membres de la famille.
Enfin toute personne, surtout fragile, est exposée à un risque de thrombose et de déshydratation du fait des températures. La conférence donnée durant ce congrès SFD 2014 a été limitée aux études concernant les diabétiques de type 2 sous insulinosécréteurs oraux : sulfonylurées vs inhibiteurs de DPP4.
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