Réouverture des salles

Lundi le grand jour !

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Publié le 19/06/2020
Les salles vont donc rouvrir lundi, avec l'espoir que le public viendra en nombre participer aux retrouvailles. En attendant les sorties prestigieuses, priorité aux films victimes du confinement.
 « Benni »

« Benni »
Crédit photo : AD VITAM

Frustration pour le public (qui n'a pas manqué de consolations à la maison), la fermeture des salles pendant plus de trois mois est une catastrophe pour nombre de sociétés cinématographiques, et particulièrement celles concernées par les films sortis peu avant le confinement. Ce sont donc ces derniers, et certains de ceux qui devaient sortir au printemps, qui sont prioritaires pour la réouverture tant attendue.

C'est ainsi qu'on peut recommander, parmi les films déjà sortis quelques jours : « la Bonne Épouse », la bonne comédie de Martin Provot sur l'éducation des filles et l'émancipation des femmes dans les années 1960, avec Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky ; « Vivarium », l'anticipation claustrophobe aux ciels à la Magritte de Lorcan Finnegan ; « Radioactive », Marie Curie racontée par Marjane Satrapi et jouée par Rosamund Pike ; ou « la Communion », du Polonais Jan Koman, avec l'étonnant Bartosz Bielenia en jeune délinquant en rééducation qui, vocation spirituelle à l'appui, se fait passer pour prêtre.

« Benni », de la réalisatrice allemande Nora Fingscheidt, couronné meilleur premier film au festival de Berlin, devait sortir le 18 mars. Benni, c'est une petite fille de 9 ans négligée par sa mère, qui va de foyer en foyer, chaque fois expulsée pour ses crises de violence, dangereuses pour les autres enfants et son entourage. Elle est en manque d'amour et s'attache, trop, à ceux qui tentent de la protéger, comme un éducateur. Benni, jouée par Helena Zengel, vous fend le cœur.

À voir aussi, Emmanuelle Devos en parfumeuse, avec une avant-première des « Parfums » (sortie le 1er juillet) programmée lundi dès 00 h 01 aux 5 Caumartin, à Paris.

Côté animation, alors que le festival d'Annecy se déroule en ligne, on pourra découvrir « Nous les chiens », production sud-coréenne pour toute la famille montrant que l'union fait la force à travers les aventures d'une bande de chiens errants dans des paysages inspirés de la peinture coréenne.

En attendant « Tenet » de Christopher Nolan (fin juillet), le cinéma américain nous propose des variations terreur telles qu'« Invisible Man » ou « The Hunt ». Mais aussi, pour son 40e anniversaire, une version restaurée 4K inédite de l'irréprochable « Elephant Man » de David Lynch.

Bonne nouvelle, le festival La Rochelle Cinéma se tiendra en partie en salles. Du 26 juin au 5 juillet, en partenariat avec LaCinetek, 9 longs métrages, 6 courts et une séance « Retour de flamme » seront disponibles en ligne, dont des œuvres de son parrain Mathieu Amalric (pass festival à 5 €). Et du 3 au 5 juillet, 7 films en avant-première et un hommage à Michel Piccoli seront présentés dans les salles de La Coursive (festival-larochelle.org).

Un film hélas qu'on ne verra pas, c'est « Autant en emporte le vent », prévu au Grand Rex le 23 juin et déprogrammé à la demande de Warner Bros…

La France compte 6 000 salles (réparties dans 2 000 établissements), qui ont accueilli 213 millions de spectateurs en 2019.

 

Renée Carton

Source : Le Quotidien du médecin