Assimiler le vocabulaire technique, comprendre le fonctionnement d'une anesthésie, se confronter au secret médical, relever des empreintes digitales ou des traces d’ADN dans un lieu aseptisé à l’hygiène maximale… « Je n'imaginais pas l'ampleur de la tâche qui allait être la nôtre lors des longues années suivantes », a déclaré Olivier Verguet, directeur de l'enquête sur les empoisonnements reprochés à l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, qui a décrit mardi 9 septembre devant la cour d'assises du Doubs des investigations pour le moins particulières.
Procès Péchier : le bloc opératoire, un lieu d’enquête inhabituel avec des médicaments comme armes
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L’ancien anesthésiste Frédéric Péchier est jugé depuis le 8 septembre à Besançon. Il est accusé d'avoir provoqué un arrêt cardiaque chez 30 patients âgés de 4 à 89 ans, en polluant volontairement des poches de solutés ou de paracétamol. Parmi ces 30 victimes, douze sont mortes.
Crédit photo : Franck HAKMOUN/SIPA
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