Fin du titre actuel en homéopathie : mi-figue mi-raisin, la décision (non rétroactive) de l'Ordre raillée sur Twitter

Par Marie Foult
Par Loan Tranthimy
Publié le 07/10/2019
- Mis à jour le 08/10/2019

Crédit photo : PHANIE

Après la décision non rétroactive de l'Ordre des médecins, jeudi 3 octobre, de mettre un terme au régime dérogatoire du droit au titre actuel en homéopathie, les critiques ont été nombreuses sur les réseaux sociaux, notamment de la part des médecins anti#FakeMed. 

Plusieurs d'entre eux ont pointé du doigt une décision alambiquée, qui ménagerait chaque partie, voire incohérente. Comme le Dr Jean-Jacques Fraslin, qui reprend le titre de nos confrères de WhatsUpDoc... 

La réaction du président de collectif FakeMed, le Dr Jérémy Descoux, n'en est pas moins ironique. 

Même tonalité ironique du côté du Dr Jérôme Marty, président de l'UFML-S.

Alors que l'Ordre ne ferme pas la porte à un futur diplôme interuniversitaire d'homéopathie (DIU) qui répondrait à plusieurs critères ouvrant le droit au titre, d'autres twittos s'interrogent sur la signification de cette mesure. 

 

Interrogée par « le Quotidien », le Dr Christine Bertin-Belot, vice-présidente du Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), regrette que cette décision ordinale ait été prise sans concertation. « Fin septembre, nous avons envoyé un courrier cosigné avec le Syndicat des médecins libéraux à l'Ordre pour être reçu avant toute décision sur l'homéopathie. Mais nous n'avons pas eu de réponse de la part du Dr Bouet », regrette la médecin généraliste homéopathe à Besançon.

Concernant la mise en place d'un éventuel DIU sur l'homéopathie avec l'élaboration d'une nouvelle maquette que l'Ordre appelle de ses vœux, la syndicaliste rappelle qu'il existe déjà un DIU proposé par plusieurs facultés. « On fait quoi du DIU qui existe ? Comment proposer un DIU alors que la faculté supprime le DU ? Que l'Ordre nous explique maintenant comment il compte faire. On attend un rendez-vous pour en discuter », ajoute le Dr Bertin-Belot. 


Source : lequotidiendumedecin.fr