Déserts médicaux : Touraine épinglée dans « Le vrai du faux » de France Info

Par Stéphane Long
Publié le 16/09/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

Crédit photo : S .TOUBON

« Depuis 2012, le nombre de médecins qui se sont installés dans ces territoires a considérablement augmenté », a récemment déclaré Marisol Touraine à propos des déserts médicaux. Vrai ou faux ? Faux répond en tout cas France Info qui a épinglé la ministre de la Santé dans l’émission « Le vrai du faux » diffusée ce mercredi.

[[asset:audio:3376 {"mode":"full","align":"null"}]]

« Les effectifs de médecins généralistes libéraux et mixtes, principaux concernés par les mesures gouvernementales, n’a pas "considérablement augmenté" dans ces territoires. Au contraire, leur nombre est stable voire en légère baisse dans les départements concernés », assure la radio publique en faisant référence à l’Ain, l’Eure, la Mayenne et la Haute-Loire, fréquemment cités comme des territoires sous-dotés médicalement.

Hollande amplifie les mesures de 2012

France Info s’appuie sur les chiffres publiés par la DREES(onglet professions de santé et social) sur les années 2013, 2014 et 2015. Prenant l’exemple de l’Eure, la radio constate que la densité de généralistes exerçant en libéral et mixte a baissé, passant de 78,6 praticiens pour 100 000 habitants en 2013 à 76,6 en 2015. Le constat est similaire pour les autres départements cités.

Le ministère de la Santé a pourtant lancé en décembre 2012 un plan de lutte contre les déserts médicaux dans le cadre du pacte territoire-santé : création de postes de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG), bourses octroyées aux internes en échange d’un engagement à s’installer dans une zone sous dotée (1 500 d’ici à 2017 à l’origine), développement des centres de santé...

Lundi dernier, le président de la République annonçait que ces mesures allaient s’amplifier avec 200 bourses d’engagement de service public supplémentaires, et en portant l’objectif de création de maisons et pôles de santé de 800 à 1 000 d’ici à 2017.

Stephane Long

Source : lequotidiendumedecin.fr