Revel rempile à la direction de la CNAM, Buzyn s'en réjouit

Par
Cyrille Dupuis -
Publié le 25/10/2019

Crédit photo : S. Toubon

Nicolas Revel a été reconduit comme prévu à son poste de directeur général de l'Assurance-maladie, où cet ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée avait été nommé en 2014, succédant à Frédéric van Roekeghem.

Agnès Buzyn et Gérald Darmanin avaient proposé son renouvellement en début de semaine. Le conseil de la CNAM, composé de représentants syndicaux et patronaux, s'est prononcé favorablement jeudi en ce sens. Parfois pressenti pour remplacer le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, Nicolas Revel rempile donc pour un second mandat de cinq ans à la tête de la CNAM – le premier arrivant à échéance mi-novembre.

Cet énarque de 53 ans, fils de l'écrivain Jean-François Revel et de la journaliste Claude Sarraute, a fait ses armes à la Cour des comptes, avant d'entrer en politique par la gauche. Conseiller technique auprès de Jean Glavany au ministère de l'Agriculture, il fut ensuite porte-parole, puis directeur de cabinet de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris (2008).

À l'Élysée, il avait travaillé en tandem avec Emmanuel Macron durant les deux premières années du quinquennat de François Hollande (2012/2014). Il était particulièrement en charge des politiques publiques.

C à 25 euros, téléconsultation, assistants...

Nicolas Revel était arrivé à la tête de la CNAM en même temps que l'ancien président CFDT du conseil de la CNAM, William Gardey, reconduit en 2018 et décédé la semaine dernière à 63 ans.

Le DG de la CNAM a notamment été aux manettes des récentes négociations majeures avec les médecins libéraux aboutissant à la nouvelle convention médicale, à l'accord sur la télémédecine ou encore à la mise en place des assistants médicaux.

Agnès Buzyn s'est félicitée du renouvellement du mandat de Nicolas Revel comme DG de la CNAM. La ministre des Solidarités et de la Santé a salué « la qualité du travail et l’engagement » de Nicolas Revel dans ses fonctions. « Sous son impulsion, l’accès aux droits et aux soins des Français a progressé, relève-t-elle. Il a œuvré avec talent et ténacité à l’évolution des relations conventionnelles et à leur adaptation à la réalité des territoires. »


Source : lequotidiendumedecin.fr