Ses jours ne sont pas en danger. Mais son agression par l’un de ses patients au sein du cabinet médical a été d’une rare violence. Selon les premiers éléments communiqués par le parquet, relayés par nos confrères de L'éveil de la Haute-Loire, le médecin généraliste aurait reçu un coup de couteau dans la nuque.
Rapidement alertés, les secours sont intervenus sur place, avec les sapeurs-pompiers et une équipe du Smur 43. Transporté à l’hôpital, le médecin est dorénavant sorti de l'établissement et « ses jours ne sont pas en danger », a indiqué Antoine Jocteur-Monrozier, procureur de la République du Puy-en-Velay. L’auteur présumé des faits, un homme de 45 ans, a été interpellé par les forces de l’ordre puis placé en garde à vue pour tentative d’homicide. D’après le procureur, il est connu pour des troubles psychiatriques, mais ne présente pas d’antécédents judiciaires pour des atteintes aux personnes.
Des motifs encore inconnus
Cette attaque suscite une vive émotion du côté de l'ordre des médecins de la Haute-Loire. Son président, le Dr Alain Chapon, interrogé par le journal local, a en effet reconnu que « c’est vraiment choquant, les faits sont d’une extrême gravité pour nous ».
L'ordinal souligne aussi le caractère inhabituel de cette violence dans le département. « Jusqu’à présent, en Haute-Loire, les agressions envers des médecins sont verbales, chez des patients à qui l’on refuse une ordonnance, ou parce qu’ils ont attendu trop longtemps en salle d’attente. Mais à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’agressions de ce niveau-là », a-t-il indiqué.
Si les motifs du passage à l’acte restent inconnus, cette agression remet en lumière la question de la sécurité des médecins dans leur exercice quotidien. Pour mémoire, ces dernières années, plusieurs mesures ont été développées pour prévenir les violences envers les soignants. Une loi a été adoptée en juin 2025 pour renforcer la sécurité des médecins. De son côté, l'Ordre des médecins continue d'accompagner activement les confrères victimes en leur facilitant le signalement avec la mise en place d’une déclaration en ligne. Des guides pratiques, des affiches dans les cabinets et des formations à la gestion des conflits complètent l’arsenal.
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