Le point de vue du Pr Paul Balandraud*

La préparation des chirurgiens est encore hétérogène, mais les outils existent

Publié le 12/11/2019
Auteur d'une enquête pour l'Association française de chirurgie (AFC) sur la préparation de sa discipline aux risques d'attentats, ce chirurgien de Toulon rappelle que l'hyperspécialisation actuelle des chirurgiens ne concourt pas à l'optimisation de la prise en charge des blessés en cas d'attentats. Mais il salue les initiatives récentes dans le domaine de la formation.

Crédit photo : DR

La prise en charge d’afflux de blessés par attentats dans un hôpital fait appel à des compétences individuelles particulières car il s’agit de plaies par armes de guerre, mais aussi à des compétences d’équipe car il s’agit de traumatologie grave qui laisse peu de place à la réflexion en concertation pluridisciplinaire. L’hyperspécialisation des professionnels de santé, notamment des chirurgiens, associée au mode de fonctionnement contraint de nos hôpitaux, font qu’il est licite de se poser la question de notre état de préparation face à la survenue d’afflux saturants par attentats.

Ce contenu est réservé aux abonnés

Je m'abonne à partir de 1 €

Déja abonné au journal ?

Activez votre abonnement web

Déjà abonné ?