Le faux médecin Jean-Claude Romand bientôt en liberté conditionnelle

Publié le 25/04/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
Jean-Claude Romand

Jean-Claude Romand
Crédit photo : AFP

La cour d'appel de Bourges a accordé ce 25 avril la liberté conditionnelle à Jean-Claude Romand, le faux médecin qui avait tué cinq membres de sa famille en 1993, ont annoncé ce jeudi son avocat Me Jean-Louis Abad et le parquet général.

Pendant plus de 15 ans, Jean-Claude Romand – aujourd'hui âgé de 65 ans – avait menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'OMS, avant d'assassiner en janvier 1993 son épouse, ses deux enfants et ses parents alors que la vérité allait éclater.

« La liberté conditionnelle a été accordée », a déclaré Me Abad à l'AFP. « C'est imminent mais sans doute pas aujourd'hui (jeudi). » La décision doit être mise à exécution avant le 28 juin, selon un communiqué de presse du parquet général de Bourges.

Condamné à la perpétuité en 1996

Selon un communiqué de la procureure générale de Bourges, Marie-Christine Tarrare, cette libération est conditionnée à une « période de placement sous surveillance électronique probatoire d'une durée de deux ans à l'issue de laquelle le condamné sera soumis pour une durée de dix ans à des mesures d'assistance et de contrôle ».

Incarcéré depuis 26 ans, le faux docteur devra, à l'issue de la période probatoire s'établir « en un lieu autorisé par l'autorité judiciaire », s'abstenir d'entrer en relation avec les victimes et les parties civiles et aura interdiction de se rendre dans les régions Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Selon le communiqué, il devra aussi « s'abstenir de toute communication médiatique relative aux crimes pour lesquels il a été condamné », « réparer en tout ou partie » les dommages qu'il a causés et « se soumettre à des mesures d'examen médical, de traitement ou de soins ».

La chambre de l'application des peines de Bourges a par cet arrêt infirmé la décision du tribunal de Châteauroux qui avait refusé la liberté conditionnelle à Jean-Claude. Romand le 8 février dernier. Condamné à la perpétuité en 1996, ce dernier était libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans.

P. T. avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr