Le point de vue du Pr Aubert Agostini*

Allongement du délai légal : une approche parcellaire de la prise en charge de l'IVG.  Abonné

Publié le 14/11/2019

Pour ce gynécologue de Marseille, qui préside la commission Orthogénie du Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF), il convient d'abord d'évaluer plus précisément le nombre de femmes qui vont subir une IVG à l'étranger après dépassement du délai légal et les raisons qui les y amènent. Sur le plan médical, ce spécialiste est très réservé sur une nouvelle extension du délai. Trop peu de gynécologues y sont aujourd’hui formés, argue-t-il. Et dans ces conditions, il redoute des effets pervers si la législation devait être une nouvelle fois modifiée.

Certains parlementaires proposent aujourd’hui un allongement du délai légal de l’IVG. Cette proposition est basée sur le fait qu’il y a un nombre important de femmes qui partent à l’étranger pour réaliser une IVG car elles ont dépassé le délai légal en France. On se retrouve dans la même situation que celle nous avons connue en 2000.

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