Glyphosate : l'Assemblée persiste à rejeter son inscription dans la loi

Glyphosate : l'Assemblée persiste à rejeter son inscription dans la loi

Coline Garré
| 17.09.2018
  • Glyphosate

Les députés ont de nouveau rejeté l'ensemble des amendements visant à graver dans la loi l'interdiction du glyphosate d'ici trois ans, soit 2021 - une promesse d'Emmanuel Macron - lors de l'examen du projet de loi agriculture et alimentation. 

Tous ces amendements, qu'ils soient portés par les Insoumis, l'ex-ministre de l'Écologie Delphine Batho ou le marcheur François-Michel Lambert, avaient le soutien de l'ensemble de la gauche, qui souhaite envoyer « un signal fort sur ce sujet »

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a en revanche réaffirmé son opposition à l'inscription de cette échéance dans la loi, en mettant en avant la méthode du gouvernement : task force, mobilisation de la recherche pour développer des solutions agronomiques, mission parlementaire…

En mai dernier, lors de la première lecture du texte, des députés avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l'engagement présidentiel. Ils avaient reçu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l'Écologie, tandis que Stéphane Travert s'y opposait déjà. 

Interdiction des couverts et contenants jetables en plastique

Les députés ont approuvé l'interdiction des couverts et contenants jetables en plastique au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes, ainsi que l'interdiction des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en plastique dans les cantines de la crèche à l'université au plus tard au 1er janvier 2025 pour les collectivités de plus de 2000 habitants, et 2028, pour les communes plus petites, contre l'avis de Stéphane Travert. 

Toujours contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée a voté l'expérimentation de menus végétariens dans les cantines scolaires au moins une fois par semaine, pour une durée de deux ans. 

Elle s'est ralliée en revanche au gouvernement en revenant sur son ambition de durcir l'étiquetage de certaines denrées alimentaires à partir de 2023. En première lecture, les députés avaient ouvert la porte à l'inscription de l'origine géographique, le mode d'élevage, le nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais, ou encore la mention « nourri aux OGM ».  

Les députés ont adopté l'ensemble du projet de loi Alimentation et agriculture ce 15 septembre ; il sera examiné en deuxième lecture au Sénat le 25 septembre.  

Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add

Cabometyx : AMM européenne dans le traitement du cancer du foie au stade avancé en échec du sorafenib

cancer du foie

Selon les données de GLOBOSCAN, on estime que près de 60 000 nouveaux patients auront un diagnostic de carcinome hépatocellulaire (CHC) en... Commenter

Antibiorésistance : en 10 ans, des antibiotiques plus prescrits, mais mieux utilisés

antibiotiques

En France, il a été vendu 759 tonnes d'antibiotiques destinés à la santé humaine en 2017 et 499 tonnes d'antibiotiques destinés à la santé... Commenter

Moins d'arrêts maladie : le télétravail envisagé par la mission lancée par Matignon

le télétravail

Pour freiner l'augmentation du coût des arrêts maladie, les experts missionnés par le Premier ministre Édouard Philippe privilégient... 1

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter