Valérie Pécresse déroule son agenda « Pour une Région Île-de-France sans Sida »

Valérie Pécresse déroule son agenda « Pour une Région Île-de-France sans Sida »

Damien Coulomb
| 05.07.2017
  • pecresse

La présidente de la région Île-de-France a présenté l'agenda « Pour une Région Île-de-France sans Sida », résolument tourné vers la prévention, le dépistage et la formation.

La région envisage de financer, à hauteur de 50 % (l'autre moitié du financement de ce projet étant assurée par l'association AIDES), la mise en place d'une flotte de bus employés par le Centre régional d'information et de prévetion du Sida (CRIPS). Ils assureront les missions des CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic) dans les zones qui en sont dépourvues, au plus près des populations à risques (migrants, travailleurs du sexe, HSH, consommateurs de drogues injectables). Les usagers pourront notamment y réaliser des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) et bénéficier de conseils sur les modes de prévention.

Les CeGIDD insuffisamment aidés

Les CeGIDD déjà en place ne sont pas oubliés, puisque la région a procédé à un achat groupé de 10 000 autotests (en partenariat avec la Ville de Paris) dont 2 000 seront mis à disposition des centres cet été. Pour Jean-Luc Romero-Michel, conseiller régional d'Île-de-France, les CeGIDD et les services de maladies infectieuses ne sont pas assez aidés, surtout en ce qui concerne la mise en place de consultation PrEP (prophylaxie pré-exposition). « L'Etat rembourse le Truvada, et c'est déjà très bien, mais il n'y a aucun financement pour payer le temps médical », regrette-t-il. « Or, la consultation d'entrée dans un programme de PrEP dure une heure et requiert de nombreux tests. Nous allons demander que des amendements soient déposés pour remédier à cette situation. »

Le constat est partagé par Jean Spiri, président du CRIPS Île-de-France : « Dans les services hospitaliers, les médecins travaillent sur la base du volontariat pour assurer les consultations, raconte-t-il, dans les CeGIDD, faute de pouvoir payer des médecins et des infirmiers, les consultations ont parfois des horaires d'ouverture plus restreints que ceux affichés. »

Pour autant, la région Île-de-France n'envisage pas de financer ces consultations. « Le soin reste du domaine des ARS et donc de l'État qui doit prendre ses responsabilités, affirme Valérie Pécresse, d'autant plus qu'on nous annonce de nouvelles coupes sombres dans les budgets des régions. »

Promotion du « testing »

Afin de lutter contre les discriminations, la région Île-de-France entend être la première à pratiquer le « testing » sur demande des associations. « Nous fournirons une aide pour mener des actions en justice contre toutes les discriminations, qu'il s'agisse de l'accession au prêt bancaire ou à l'embauche », promet Valérie Pécresse.

Un autre axe sera la prise en charge médico-psychologique des seniors infectés par le VIH. « La première génération à avoir connu le Sida va bientôt arriver à un âge où elle doit aller en EHPAD ou en maison de retraite, avec des maladies associées propres aux premières générations de traitements dont le profil de toxicité était très élevé », précise Jean-Luc Romero-Michel. « Il y a un fort besoin de formation dans les EHPAD qui vont recevoir ce nouveau public », ajoute Valérie Pécresse.

Cette dernière a en outre annoncé qu'une évaluation du dispositif de l'iPass contraception est en cours, avec des résultats prévus en septembre 2017 par Farida Adlani, vice-présidente de la région chargée de l’action sociale, de la santé et de la famille. Ce site d'information, destiné aux jeunes franciliens, propose une information complète en matière de prévention des IST. Grâce à la géolocalisation, les jeunes peuvent aussi y trouver un centre de planification familiale ou une pharmacie délivrant la pilule près de chez eux. La région va, de plus, recenser l’offre de distributeurs de préservatifs dans les lycées d'Île-de-France.

Un groupe de pilote régional sera constitué sous l’égide de la présidente de région et réunira les principaux acteurs du plan régional. Ce comité se réunira au moins deux fois par an et pourra comprendre outre les ambassadeurs du plan Ile-de-France sans Sida et le CRIPS, des élus, des acteurs institutionnels tels que l’ARS, l’Education nationale, l’ORS, des scientifiques, etc.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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