Du traitement à la prévention cardiovasculaire

Goutte : pensez au cœur !

Publié le 07/04/2023
Des avancées importantes valident l’efficacité de l’allopurinol dans la goutte et apportent un éclairage sur son éventuel effet cardioprotecteur. En termes de prévention cardiovasculaire, la réduction de l’inflammation par de faibles doses de colchicine ou le canakinumab semble une piste prometteuse…
L’effet cardioprotecteur pourrait être inhérent à la baisse de l’inflammation

L’effet cardioprotecteur pourrait être inhérent à la baisse de l’inflammation
Crédit photo : VOISIN/PHANIE

L’allopurinol est le THU de référence et permet d’obtenir une uricémie cible (inférieure à 360 µmol/l) chez plus de 95 % des patients traités en moyenne à 460 mg/l (1). Son principal risque est l’allergie cutanée grave, associé à 30 % de mortalité. Les facteurs augmentant ce risque allergique sont la présence de l’antigène HLAB5801 (très prévalent dans la population asiatique et africaine), la MRC sévère de stade 4/5, un ratio (dose initiale de l’allopurinol/débit de filtration glomérulaire) supérieur à un, et l’utilisation des diurétiques. 

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