L’appel de 120 médecins prônant l’utilisation de la e-cigarette pour réduire le tabagisme

Publié le 28/10/2015
- Mis à jour le 28/10/2015

Crédit photo : Phanie

Alors que le gouvernement français entend interdire la cigarette électronique dans certains lieux publics et en limiter la publicité, 120 professionnels de santé – médecins, pneumologues, tabacologues, addictologues et cancérologues – ont lancé mercredi un « appel en faveur de la réduction des risques du tabagisme » en soutenant la cigarette électronique.

Cette démarche est lancée à l’initiative du Dr Philippe Presles, de SOS addictions. Parmi les signataires, figurent les Drs William Löwenstein, Anne Borgne, Alain Morel (addictologues), Alain Pavie (chirurgie cardiaque), Marc Espié, Alain Livartowski (cancérologues) et des spécialistes étrangers, notamment américains.

À l’origine, le fameux rapport du Public Health England

Les signataires de l’appel déclarent souscrire aux conclusions (certes controversées) du rapport du Public Health England – agence dépendant du ministère de la Santé britannique – paru en août dernier, et selon lequel vapoter serait 95 % moins nocif que le tabagisme.

« Fort de ce constat et de celui de sa quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs, ce rapport recommande la promotion de la e-cigarette auprès du grand public et du corps médical pour en développer l’usage », souligne l’appel, qui fait remarquer que « cette stratégie de réduction des risques grâce à la e-cigarette, combinée à une politique de prix élevé du tabac, réussit au Royaume-Uni dont la population de fumeur adulte est en train de descendre sous la barre des 18 % ».

Des visions politiques différentes

Les auteurs déplorent la situation en France, où « 2/3 des fumeurs pensent que l’e-cigarette est plus dangereuse que le tabac, contre 1/3 en Grande-Bretagne » – des chiffres qu’ils attribuent à la différence de vision politique entre les deux pays.

L’appel a été publié mercredi, à l’occasion des « Premières rencontres de la vape en France », organisées à Paris par la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) et l’Aiduce (Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique).

Clémentine Wallace (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr