Le Beyfortus (nirsévimab), un anticorps de synthèse injectable développé par AstraZeneca et commercialisé par Sanofi, vient de voir son indication élargie « chez les enfants jusqu'à l'âge de 24 mois qui demeurent vulnérables à une infection sévère due au VRS au cours de leur deuxième saison de circulation du VRS », en vertu de deux arrêtés publiés au Journal officiel du 28 septembre, comme l’avait annoncé fin juin le ministère de la Santé dans un DGS-Urgent.
Jusqu’à présent, le Beyfortus était indiqué chez tous les nouveau-nés (avec ou sans facteur de risque) en prévention des infections des voies respiratoires inférieures causées par le virus respiratoire syncytial (VRS). Il est alors intégralement pris en charge lorsqu’il est administré en maternité quelques jours après la naissance, lors de la campagne de prévention – qui a commencé cette année le 1er septembre. Et il est remboursé seulement à 30 % en ville, en rattrapage, c’est-à-dire pour tous les enfants nés entre février et août pour l’année 2025.
Un coût élevé dénoncé par les pédiatres
Seul le Synagis (palivizumab) était pris en charge jusqu’à l’âge de 2 ans, chez les enfants ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois et ceux atteints d'une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.
Désormais, l’anticorps de Sanofi est lui aussi indiqué pour les enfants jusqu’à 24 mois qui entament leur deuxième saison de VRS et présentent une vulnérabilité particulière, « selon l’évaluation du professionnel de santé qui les suit », lit-on dans un communiqué du laboratoire. Il est remboursé à 30 % par l’Assurance-maladie, avec un reste à charge qui peut être couvert par les mutuelles (y compris complémentaire santé solidarité et aide médicale d’État). Le coût peut s’élever, selon la couverture des parents, jusqu’à 300 euros, une situation dénoncée depuis l’hiver dernier par les pédiatres, l’association Santé respiratoire France… et jusqu’à Yannick Neuder, alors député.
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