Parue en mars dernier dans le JAMA, une étude randomisée avait évalué l’effet sur la survenue de la fibrillation atriale (FA) d'une supplémentation en oméga-3 et/ou en vitamine D. Elle était menée chez 25 000 sujets de plus de 50 ans, sans antécédents cardiovasculaires (1). Les résultats n'avaient pas mis en évidence de bénéfice à cinq ans : 3,7 % de FA sous oméga-3 versus 3,4 % sous placebo. Pour l'éditorialiste commentant cette étude, ce n’était pas une surprise.
Un risque de fibrillation atriale majoré de 40 %
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Présentée fin avril au congrès de l'association européenne de rythmologie cardiaque (EHRA), une vaste méta-analyse confirme l’effet délétère, sur le risque de fibrillation atriale, d’une supplémentation en omégas-3 chez des patients hyper-lipidémiques. Malgré un bénéfice cardiovasculaire (CV) des omégas-3, démontré dans un essai mené chez des patients à risque CV élevé, leur impact négatif sur les FA doit-il remettre en cause leur utilisation ?
Crédit photo : Phanie
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