Une étude observationnelle, menée aux États-Unis chez les Vétérans (veterans health administration), sur près de 2,8 millions de personnes, comparait ceux ayant été atteints par le Sars-Cov-2 et ceux avec tests négatifs.
Elle a montré un surrisque de développer un diabète, mais uniquement pour le sexe masculin : OR = 1,95 [1,80-2,12] à 120 jours. Celui-ci n’était pas plus élevé chez ceux ayant été hospitalisés et n’existait pas chez les femmes.
Le surrisque est trouvé surtout chez les sujets âgés (> 60 ans), afro-américains et lorsque l’IMC est supérieur à 30 et surtout à 35 et 40 kg/m2.
Les biais d’analyses potentiels sont multiples. Ils ont été minutieusement pris en compte, et le surrisque persiste. Les auteurs admettent qu’aucune explication pertinente ne peut être invoquée pour cet effet diabétogène.
Professeur Émérite, Université Grenoble-Alpes
Wander PL, Lowy E, Beste LA, Tulloch-Palomino L, Korpak A, Peterson AC, Kahn SE, Boyko EJ. The incidence of diabetes among 2777768 veterans with and without recent Sars-CoV-2 infection. Diabetes Care. 2022 Apr 1;45(4):782-788. doi: 10.2337/dc21-1686
Dr Vincent Pradeau (Avenir Spé) : « Les spécialistes libéraux sont mobilisés et remontés comme jamais ! »
Le pilotage de précision des grossesses sous immunosuppresseurs
Sarcoïdose : souvent thoracique, mais pas que
Savoir évoquer une dermatose neutrophilique