Plus de huit mois après son opération, le 8 avril dernier, le troisième patient ayant bénéficié d’une greffe de cœur bioprothétique Carmat est décédé le 18 décembre dans la matinée. La société vient de l’annoncer dans un communiqué en précisant qu’il s’agissait « d’une mort subite par arrêt respiratoire au cours d’une insuffisance rénale chronique ». L’équipe médicale a dès lors arrêté la prothèse qui ne serait pas impliquée dans le décès du patient, selon les analyses réalisées par Carmat.
L’étude de faisabilité va se poursuivre
La société française rappelle que le patient, âgé de 74 ans, souffrait de plusieurs pathologies sévères, en particulier d’insuffisance rénale, préexistante à l’implantation du cœur artificiel. Il était rentré chez lui au mois de septembre dernier, près de cinq mois après son opération à l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) et après un séjour en rééducation au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, dans sa région d’origine.
Le Pr Carpentier, inventeur du concept Carmat, avait donné des nouvelles de ce patient au mois de septembre dernier. Les cas des deux autres patients implantés, décédés eux-aussi, avaient fait l’objet d’une publication dans « The Lancet ».
Carmat annonce que l’étude de faisabilité va se poursuivre, sans préciser quand d’autres patients bénéficieront d’une greffe.
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