Dossier

Sécu, retraites, urgences, PMA, santé publique...

Rentrée : Agnès Buzyn en terrain délicat

Publié le 02/09/2019
Rentrée : Agnès Buzyn en terrain délicat


S. Toubon

Renforcée par le vote de « sa » loi de santé cet été, Agnès Buzyn se prépare à une rentrée particulièrement délicate.   

Plusieurs fronts sont ouverts. Le plus explosif est sans doute la réforme des retraites où risquent de s'agréger les colères des salariés et – c'est nouveau – des professions libérales inquiètes du sort de leurs caisses professionnelles et de leurs pensions. 

Du côté des comptes sociaux, les promesses de l'exécutif dans la foulée du mouvement des gilets jaunes vont peser sur le budget de la Sécu 2020 et compliquer la trajectoire de redressement, a déjà averti la Commission des comptes en juin. Le déficit devrait à nouveau se creuser en 2019.

Aux urgences, le feu couve toujours avec un doublement du nombre de services en grève durant l'été (autour de 200). Le déblocage mi-juin de 70 millions d'euros en réponse à la crise n'a pas eu l'effet d'apaisement escompté. Les arbitrages sont très attendus par les hospitaliers mais aussi par les libéraux qui remontent au front sur la question du numéro d’appel pour les demandes de soins non programmés (116 117).  

Agnès Buzyn devra enfin convaincre sur le terrain sensible de la loi de bioéthique, discutée à partir du 24 septembre. Les discussions risquent d'être vives sur la question de l'assistance médicale à la procréation (AMP) pour toutes, le volet génétique et la recherche sur l'embryon. Autre décision très attendue : les nouvelles recommandations concernant la vaccination universelle des garçons contre le HPV, toujours dans les tuyaux alors que le bénéfice a été démontré dans plusieurs pays. 

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