Chez l’enfant, l’asthme léger ne signifie pas bénin

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Publié le 04/06/2026

Un asthme chez un enfant, même léger, doit être diagnostiqué et traité. Son sous-diagnostic — 20 % à 6 ans, 70 % à 1 an — s’associe à une morbidité évitable en l’absence de prise en charge appropriée : survenue d’exacerbations parfois sévères, recours aux corticoïdes systémiques, plus de bronchodilatateurs de courte durée d’action et altération de la croissance pulmonaire, susceptible d’aboutir à une obstruction bronchique fixée, avec un risque de BPCO à l’âge adulte.

Un test thérapeutique peut être proposé en cas de doute chez les plus jeunes

Un test thérapeutique peut être proposé en cas de doute chez les plus jeunes
Crédit photo : PHANIE

L’asthme léger, le plus fréquent chez l’enfant, se définit de manière rétrospective par le niveau de traitement nécessaire pour obtenir et maintenir le contrôle de la maladie. Il correspond à un asthme contrôlé sous faible dose de corticostéroïdes inhalés (CSI) ou sous association CSI-formotérol à la demande. « Le qualificatif léger n’est donc pas attribué en fonction de la fréquence ou l’intensité des symptômes », souligne la Dr Mélisande Bourgoin-Heck, pédiatre-allergologue (Hôpital Trousseau, AP-HP).

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