Douleurs musculaires ou articulaires, rhume, mal de dos, gorge, ventre ou tête : une étude OpinionWay pour MMA* illustre l’appétence des Français pour l’automédication et leur usage fréquent de la recherche en ligne, voire des outils d’IA, pour (tenter de) comprendre leurs symptômes.
Face aux petits maux du quotidien, un Français sur trois (31 %) privilégie l’automédication. Seuls 15 % ont le réflexe de consulter un médecin avant toute chose, 11 % se tournent vers leur pharmacien et 18 % n’entreprennent rien, espérant que cela passe. À noter que 6 % des sondés commencent par faire des recherches en ligne avant toute autre action.
La pratique de la recherche santé sur internet s’ancre dans les habitudes. Sur l’ensemble des sondés, 55 % ont déjà utilisé un outil en ligne afin de s’informer sur leurs symptômes. Pour ce faire, 34 % privilégient des sites d’information grand public, 17 % les sites institutionnels (Ameli, HAS) et 11 % l’intelligence artificielle (ChatGPT, Claude, Gemini).
Des outils spécifiques à la santé
Autre enseignement : près de la moitié de la population a déjà entendu parler de services en ligne capables spécifiquement d'analyser leurs symptômes bénins grâce à l’IA et 13 % ont déjà utilisé un tel outil (mais 27 % des 18-24 ans). Parmi les 87 % des Français qui n’utilisent pas l’IA pour une analyse de symptômes, la moitié ne serait pas contre le fait d’essayer. Motivation principale ? Obtenir un premier avis rapide (56 %) et éviter une consultation inutile (41 %). Le sondage s’intéresse enfin aux symptom checkers, ces outils de préanalyse de symptômes (Mediktor, Sympto-check, Symptomate, WebMD, ADA). Si seulement 2 % des Français les utilisent, ce pourcentage grimpe autour de 10 % pour les 18-24 ans.
* Sondage OpinionWay pour MMA assurances, réalisé en juin 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas
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