Réforme des retraites : pourquoi des médecins libéraux ont battu le pavé parisien

Par Marie Foult
Publié le 16/09/2019
- Mis à jour le 20/09/2019

Crédit photo : S. Toubon

Robes noires, lunettes de pilote et blouses blanches ! Ce lundi 16 septembre, la place de l'Opéra avait des allures de Palais de justice, d'aéroport ou de cabinet médical, au choix. De nombreuses professions libérales (médecins, avocats, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, pilotes de ligne...) étaient rassemblées pour protester contre la réforme des retraites prévue par le gouvernement. Un mouvement hétéroclite mais qui entendait sonner l'alarme.  

Parmi plusieurs milliers d'avocats, une bonne centaine de médecins libéraux ont pris part au cortège, sous la houlette du collectif SOS Retraites, en direction de la place de la Nation. Interrogés par « Le Quotidien », trois d'entre eux expliquent pourquoi ils ont fait le déplacement pour manifester. 

Parmi les inquiétudes majeures des praticiens libéraux, la future gestion par l'URSSAF des cotisations de retraite des médecins libéraux, à la place de l'actuelle Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). 

Même inquiétude pour ce généraliste de l'Aisne. Pour lui, les jeunes générations devraient se mobiliser dès maintenant pour leur avenir.

Le Dr François Honorat, co-président du syndicat Le BLOC, se dit « très en colère » contre le gouvernement. Outre le sort incertain des réserves de la CARMF, il demande que les cotisations au futur régime universel soient limitées à un seul plafond de la Sécurité sociale (PASS) soit 40 000 euros (et non pas 120 000 euros comme envisagé). 

Les deux autres syndicats de médecins libéraux présents, l'UFML et la FMF, ont défilé en tête de cortège. « Nous ne sommes pas des régimes spéciaux, nos caisses sont bénéficiaires et nous entendons les garder », clamait le Dr Jérôme Marty, président de l'Union française pour une médecine libre (UFML). Le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF, avait un slogan tout trouvé. « Une réforme juste oui, un hold-up non ».


Source : lequotidiendumedecin.fr