Soupçonné d'empoisonnement, l'anesthésiste de Besançon reste en liberté sous contrôle judiciaire

Publié le 12/06/2019
- Mis à jour le 16/07/2019
Frédéric Péchier

Frédéric Péchier
Crédit photo : AFP

La cour d'appel de Besançon a maintenu le Dr Frédéric Péchier, soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, en liberté sous contrôle judiciaire, ont annoncé ce mercredi les avocats de la défense et des parties civiles.

À l’issue de quatre heures de débats et d'une heure de délibéré ce mercredi, les magistrats ont de nouveau laissé l'anesthésiste libre, comme il l'est depuis sa première mise en examen, prononcée en mars 2017 pour sept premiers cas d'empoisonnement.

« La chambre de l'instruction a purement et simplement confirmé la décision qui avait été prise au mois de mai par le juge des libertés et de la détention », juste après sa seconde mise en examen, le 16 mai, a indiqué l'un des avocats de l'anesthésiste bisontin, Me Jean-Yves Le Borgne. 

« Un dossier en l'état sans preuves »

« C'était ce que nous sollicitions, c'était ce que nous espérions, c'était dans notre esprit ce que l'équité » mais aussi « le droit et la procédure pénale française commandaient », s'est félicité l'avocat de la défense. La cour d'appel n'a apporté « aucune modification » par rapport à la décision du juge des libertés et de la détention dont le parquet de Besançon avait immédiatement interjeté appel.

« Nous vous le disons avec force, le Dr Péchier est présumé innocent (...), c'est un dossier en l'état sans preuves, il y a encore beaucoup d'actes d'investigation à accomplir », a indiqué un avocat de l'anesthésiste.  

La cour a estimé que le médecin avait certes « commis quelques entorses à son contrôle judiciaire », lui conseillant « de ne pas y revenir », a rappelé Me Stéphane Giuranna, l'un des avocats des parties civiles. Mais « elle a décidé de ne pas se déjuger » puisque cette même cour, en 2017, en dépit des charges qui pesaient sur lui, l'avait déjà laissé en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer. 

P. T. (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr