Vacheries, coups bas... les syndicats se tirent dans les pattes à l’approche des élections

Par Stéphane Long
- Mis à jour le 12/07/2019

Tous les coups sont permis à l’approche des élections aux URPS (Unions régionales des professionnels de santé). À près d’un mois de la clôture du scrutin, qui met en concurrence les principaux syndicats de médecins, la campagne est montée d’un cran cette semaine. Dans un communiqué publié lundi dernier, MG France règle ses comptes avec la CSMF, sans prendre de gants.

« La CSMF a les habitudes des ors et du pouvoir, écrit l’organisation du Dr Claude Leicher. MG France n’organise pas de réunion “petits fours et ministre“ à chaque rentrée. »

La confédération est accusée de faire ami-ami avec Marisol Touraine et de s’entendre « comme larron en foire avec l’assurance-maladie notamment pour spolier les généralistes de 2 € par consultation depuis 2007 ». MG France ne fait pas dans la dentelle. Mais le syndicat n'est pas le seul à durcir son discours.

Ça tire dans tous les sens

Oublié le front syndical contre la loi de santé, les attaques fusent de toute part depuis quelques semaines. Trahison, compromission, collusion... on assiste à une surenchère d’accusations, pas toujours de haute volée... En période électorale, les syndicats ne se font pas de cadeau. 

Derniers exemples en date. Il y a quelques jours, l’UNOF (branche de la CSMF) caricaturait Claude Leicher, agenouillé devant la ministre de la Santé, dans son journal satirique Virulix.

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Autre exemple. En juillet dernier, l’UFML, proche de la FMF, moquait ses tergiversations à propos du tiers payant généralisé, rappelant que le syndicat avait dans un premier temps demandé à Marisol Touraine d’instaurer cette mesure.

Plus récemment, son président, lui reprochait sa volte-face à propos de l’accessibilité des cabinets. « Nous savions MG France prêt à tout pour tromper la profession, masquer ses responsabilités, mais là ils font très fort » écrivait en ligne le Dr Jérôme Marty, qui fait campagne aux URPS sur une liste FMF (faire défiler le document pour afficher toutes les listes du collège médecine générale).

Défoulement sur les réseaux sociaux

Le médecin, à la tête d’une clinique dans le sud de la France, n’est pas épargné par ses concurrents. Récement, Virulix rappelait que son établissement pratiquait couramment le tiers payant intégral, reprochant ainsi au président de l’UFML, farouchement opposé à cette mesure, de « ne pas faire ce qu’il dit ».

Les sympathisants se défoulent aussi sur les réseaux sociaux. Exemple avec ce dessin diffusé sur Twitter par un membre de la FMF, pas vraiment tendre avec la CSMF et MG France.

Mais le meilleur reste sans doute à venir. Le scrutin ne sera pas clôturé avant le 12 octobre prochain...