Le Dr Véronique Möller, généraliste à Magny-les-Hameaux, dans les Yvelines, sera mise sous entente préalable par sa caisse primaire entre le 15 mars et le 14 mai 2016, pour ses délivrances d’arrêts de travail.
En juin 2015, la caisse lui avait envoyé un courrier pour lui reprocher un trop grand nombre de prescriptions, supérieur à celui de ses confrères (6 170 IJ sur l’année 2014, contre une moyenne nationale de 2 544).
La CPAM de Versailles lui proposait une mise sous objectifs que la généraliste, sûre de ses prescriptions, avait refusé.
Elle justifiait notamment ses IJ par le contexte socio-économique de sa commune et par le grand nombre de patients pris en charge dans son cabinet.
Le 19 octobre dernier, Véronique Möller passe devant la commission des pénalités de la CPAM du 78. Et le 11 décembre, la sanction tombe : ses prescriptions d’arrêts de travail supérieurs à 4 jours sont mises sous accord préalable au printemps prochain.
Cette sanction n’est pas du goût de Véronique Möller. La généraliste conteste les chiffres de la CPAM et assure avoir prescrit 1 000 arrêts de travail de moins que ceux annoncés par la caisse primaire en 2014. Elle confie au « Parisien » craindre que ses patients ne soient pénalisés par cette décision et que certains d’entre eux puissent subir « des retards dans le paiement de leurs indemnités journalières » si la caisse refuse une de ses prescriptions.
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