Stationnement gratuit en visite : après Paris, MG France réclame un déploiement national

Par Anne Bayle-Iniguez
Publié le 20/08/2019
- Mis à jour le 31/08/2019

Crédit photo : Phanie

MG France suggère par voie de presse aux maires de France de s'inspirer pour chaque ville de l'Hexagone du dispositif parisien de stationnement gratuit pour les médecins généralistes en visite à domicile. 

Adoptée en juillet 2017 dans la capitale et en application depuis 2018, la carte de stationnement « Pro soins à domicile » (auparavant baptisée « Pro Santé ») ouvre droit à la gratuité totale du stationnement pour les 4 200 professionnels de santé libéraux qui effectuent des visites au domicile des Parisiens : 900 médecins, 1 400 infirmiers, 1 500 kinés, 100 sages-femmes et 300 orthophonistes.

Si le dispositif n'est pas nouveau, le récent communiqué de presse de MG France comme la mise à jour du site Internet de la mairie de Paris en date du 6 août n'ont rien d'anodin à quelques mois des élections municipales et professionnelles aux unions régionales (URPS) de 2020.

« Nous voulons mettre la pression sur les autres villes que Paris afin qu'elles adoptent ce dispositif nécessaire pour que les médecins généralistes puissent continuer à faire correctement leur métier, justifie le Dr Agnès Giannotti, vice-présidente de MG France. La revalorisation du tarif de la visite est également déterminante. 35 euros pour rester une heure avec le patient, ce n'est pas suffisant ! »

Contactée, la mairie de Paris n'a pas été en mesure d'apporter des précisions. 

Mise à jour, mercredi 21 août : La mairie de Paris a apporté les précisions suivantes : « Au cours de l’année 2018, 1867 cartes « Pro soins domicile » ont été délivrées. La Ville a pris cette décision avec pour objectif la fin du stationnement avec caducée qui prévalait et qui ne donnait pas satisfaction. Ainsi, il n’y a plus de discrimination en fonction de l’activité à domicile car elle est ouverte aux autres professionnels de santé qui ne sont pas des médecins (et qui sont par ailleurs souvent plus concernés par de l’activité à domicile) ».

Anne Bayle-Iniguez

Source : lequotidiendumedecin.fr