À Reims, une polyclinique imaginée par les médecins pour les médecins

Par
Martin Dumas Primbault -
Publié le 10/09/2018
clinique

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Crédit photo : Michel Denancé

Avec ses quatre étages répartis sur 40 000 m2, elle est presque impossible à rater à la sortie de la gare. L'imposante et flambant neuve polyclinique Courlancy, installée à Bezannes, est implantée entre le chemin de fer et le quartier Croix-Rouge situé au sud de Reims (Marne). À 5 minutes de la gare TGV Champagne-Ardenne, de l'autoroute A4 et du tramway rémois, l'établissement fait valoir son accessibilité à travers un slogan : « la médecine du futur aux portes de Paris ».

Lancée officiellement en juin 2018, elle est le fruit du regroupement des trois cliniques de la ville : Courlancy, les Bleuets et Saint-André. Si les deux premières ont gardé une petite activité (traumatologie et oncologie pour Courlancy et soins de suite pour les Bleuets), la dernière a déménagé. Désormais, c'est à Bezannes que s'organise tout le court séjour (MCO). Au total, le nouvel établissement compte 320 lits, 60 box individuels destinés à l'ambulatoire, une maternité forte de 3 500 accouchements par an et un service d'urgences. Le plateau technique est composé de 23 blocs opératoires.

Cette polyclinique est la dernière création de Courlancy Santé, rare groupe régional de cliniques possédé et géré par des médecins. Sur la région de Reims, 250 praticiens actionnaires sont répartis entre 6 cliniques et 6 centres de consultations avancées.

Circuit court

Concilier les exigences médicales et les contraintes de l'environnement : tel était le défi confié à Jean-Michel Jacquet, l'architecte du projet, fort d'une expérience de conseil auprès de l'agence régionale de santé (ARS) Grand Est et de la réalisation notamment du bâtiment des urgences du CHU de Reims. Mais cette fois, la commande venait des praticiens, il fallait répondre aux besoins de leur exercice. Comme le résume Jean-Jacques Lemoine, le directeur de l'établissement : « Le pouvoir est chez eux. »

Organisée en groupes de travail utilisateur (GTU), chaque spécialité pratiquée dans l'établissement a « négocié » ses prétentions avec l'architecte. Un principe a guidé sa réflexion : « mettre en place un circuit court ».

Ainsi a émergé cette polyclinique, scindée en deux sur un axe nord/sud qui sépare à l'est les hébergements et à l'ouest les plateaux techniques. Plusieurs passerelles situées à chaque étage permettent le transfert rapide d'un patient depuis sa chambre jusqu'à un bloc opératoire. « Le patient n'a jamais plus de 110 mètres à parcourir », se félicite l'architecte.

Pour faciliter l'extension des bâtiments, un espace vierge a été prévu dans le prolongement des structures existantes. « Nous avons déjà le projet d'y installer un pôle d'ophtalmologie », prévient Jean-Michel Jacquet. Et d'ajouter : « La clinique est pensée comme une colonne vertébrale quin a vocation à être agrandie. »


Source : lequotidiendumedecin.fr