Les Français conservent leur confiance dans les médecines douces

Par
Loan Tranthimy -
Publié le 19/11/2019

Crédit photo : PHANIE

En dépit du déremboursement programmé de l'homéopathie et des polémiques récurrentes autour des médecines alternatives, un sondage* montre que les Français conservent une bonne image des médecines douces. Ainsi 71 % d'entre eux ont déjà testé une pratique de médecine douce. « Seule une minorité y oppose un refus de principe lié au fait de ne pas croire en l’efficacité de ce type de soins, ou de ne pas avoir confiance envers leurs praticiens – respectivement 17 % et 13 % de ceux qui n’ont jamais consulté de praticiens de médecines douces », souligne l'étude.

Au rang des pratiques les mieux perçues, l’ostéopathie arrive en tête (80 % de bonne image) devant la diététique (73 %), l’homéopathie (72 %), l’acupuncture (72 %) et la psychologie (63 %). Ces pratiques non conventionnelles sont majoritairement perçues comme « efficaces pour soigner les petits maux » (91 %), « complémentaires à la médecine traditionnelle » (88 %), « utiles » (87 %), « permettant de soigner sans médicaments » (83 %) ou encore « efficaces en matière de prévention en santé » (83 %). Elles sont aussi considérées comme « plus respectueuses de l'organisme » (62 %), « de l'environnement » (60 %) et même « innovantes » (37 %).

Dans l'ensemble, les sondés se montent satisfaits des soins reçus. C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'ostéopathie (92 % de satisfaits) et de l'homéopathie (89 % satisfaits).

Le critère du diplôme et de la formation

Néanmoins, 56 % des sondés s'estiment mal informés sur les médecines alternatives. Ce besoin d’information concerne notamment les éléments permettant de valider le professionnalisme des praticiens et la certification de leurs pratiques puisque c’est le critère des diplômes et de la formation qu’ils sont les plus nombreux à considérer comme important dans le choix d’un spécialiste à consulter (90 %). Ce besoin de transparence concerne davantage la chiropraxie, la naturopathie et l'hypnose que l'homéopathie, l'ostéopathie ou la psychologie.

Selon cette étude, les difficultés rencontrées portent principalement sur les questions de prise en charge/remboursement (60 % en font état) et de tarifs pratiqués (55 %). La question de l’accessibilité géographique vient dans un second temps (44 %).

* Enquête en ligne du 16 au 25 octobre 2019, réalisée par l’institut Harris Interactive pour Santéclair, auprès d’un échantillon de 1500 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.


Source : lequotidiendumedecin.fr