Une de mes patientes m’appelle hier. La prolongation du confinement l’a désolée : elle ne s’y attendait pas, me dit-elle. C’est une femme d’environ 70 ans qu’une dégénérescence maculaire rend progressivement aveugle et qui a choisi de se confiner avec un compagnon avec lequel elle ne vit pas ordinairement. Ce compagnon a un syndrome d’Asperger, vit sur son ordinateur et semble soutenir tout un tas de théories plus ou moins complotistes.
La drôle de guerre
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« Tout paraît ordinaire, mais rien ne l'est. » Ce médecin partage ses réflexions sur la vie en temps d'épidémie et de confinement. « Une drôle de guerre où il ne se passe rien d’autre que l’attente », écrit ce psychiatre. Durant le mois d’août, « le Quotidien » publie les témoignages de médecins confrontés à la crise épidémique. Merci à eux de partager avec leurs confrères ces moments qui les ont marqués.
Crédit photo : Phanie
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