La ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a souhaité vendredi que l'entretien médical prévu au 4e mois de grossesse soit mis à profit pour améliorer le repérage des violences faites aux femmes. «Si l'on veut aider le plus tôt possible les femmes battues, c'est dans le système de soins que les solutions se trouvent et nulle part ailleurs», a souligné la ministre lors d'un colloque sur le sujet organisé à Paris par la chaire de Santé de Sciences Po, en partenariat avec la Mutualité Française et la MGEN.
Citant des chiffres officiels, elle a indiqué que «des violences sont constatées dans 3 à 8% des grossesses», et que «le taux de violences est encore 3 à 4 fois supérieur en cas de grossesse non désirée». Najat Vallaud-Belkacem a rappelé que les acteurs de la périnatalité avaient signé la semaine dernière «un manifeste commun qui encourage les femmes victimes de violences à s'adresser à eux». «Nous travaillons avec Marisol Touraine pour formaliser un parcours de soins pour les victimes de violences dans le cadre d'un protocole national», a aussi indiqué la ministre. «Nous venons de confier à plusieurs professionnels une mission pour préparer ce protocole», a-t-elle poursuivi, précisant que «leurs travaux s'achèveront au mois de mai» et qu'ils «seront ensuite déclinés au plan local par les agences régionales de santé».
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