PACES sans redoublement : la fac de médecine de Lille reporte la réforme d'un an

Par
Géraldine Langlois -
Publié le 30/01/2018
paces Lille

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Crédit photo : S. Toubon

La faculté de médecine de Lille ne supprimera le redoublement en PACES qu'à partir de la rentrée 2019, et non pas dès cette année.

Suivant les votes en ce sens des conseils de faculté de médecine, pharmacie et chirurgie dentaire, le conseil académique de l'Université de Lille a décidé ce report en fin de semaine dernière, explique le Pr Didier Gosset, doyen de la faculté de médecine. Selon lui, la réforme aurait pu s'appliquer dès la rentrée prochaine mais le choix de la reporter permettra aux équipes d'en peaufiner l'organisation dans un climat plus consensuel. « Il n'y avait pas d'urgence »  à appliquer cette réforme, explique-t-il au « Quotidien ». Le projet avait provoqué des « réflexions inquiètes des étudiants » déjà en PACES : beaucoup ont intégré la possibilité de redoubler pour accéder en deuxième année. 

Transparence

En revanche, ajoute le doyen, il y avait urgence à offrir une information claire aux lycéens qui commencent à saisir leurs vœux sur la plateforme Parcoursup et viendront nombreux le 3 février aux portes ouvertes de la fac. « Nous allons pouvoir aviser ceux qui ne sont pas encore certains de vouloir s'inscrire en médecine qu'ils peuvent aussi passer par une licence » et tenter ensuite d'entrer en deuxième année de médecine à l'issue de ces trois premières années (dispositif AlterPACES), ajoute le Pr Gosset.

En la matière, grâce au rapprochement des trois universités lilloises, le choix en termes de licences sera large, ce qui permettra de « diversifier l'accès aux études de médecine ». Pour ceux qui choisissent cette « PACES alterne », ajoute le doyen, « nous allons mettre en place en L2 et L3 des certificats complémentaires d'anatomie et de biologie ». Cette voie alternative sera également ouverte aux reçus-collés, qui pourront entrer directement en deuxième année de certaines licences et retenter l'entrée en deuxième année de médecine à l'issue de leur licence.

A partir de l'année universitaire 2019-2020, des oraux de rattrapage seront également mis en place (plusieurs et non un seul) afin de différencier les carabins sur autre chose que leurs connaissances académiques. « Nous avons choisi de réserver ces oraux à 20 % du numerus clausus, indique le Pr Gosset, le minimum prévu a priori, car comme nous avons le numerus clausus le plus élevé de France, nous sommes sur de très gros effectifs. »

Des groupes de travail commenceront à plancher sur ces différents chantiers à l'issue du prochain conseil de faculté.

De notre correspondante Géraldine Langlois

Source : lequotidiendumedecin.fr