Radicalisation à l'hôpital : la ministre de la Santé Agnès Buzyn a demandé une nouvelle évaluation

Par
Coline Garré -
Publié le 14/10/2019

Crédit photo : Photo d'illustration S. Toubon

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a demandé « très récemment » une note pour avoir « un suivi des signes de radicalisation à l'hôpital », a-t-elle fait savoir ce 13 octobre sur le plateau de CNews/Europe1/Les Échos. 

Le souci de la radicalisation dans les établissements médicaux et médico-sociaux ne date pas de l'attaque meurtrière à la Préfecture de police de Paris, a expliqué la ministre de la Santé. « Dès mon arrivée, c'est une question que j'ai posée à mes services », explique-t-elle. « J'ai relativement peu de remontées, peu de signaux d'alerte », a-t-elle observé, ce qui l'a conduite à demander une note il y a un an, puis « très récemment » une nouvelle évaluation dans les secteurs sanitaires et médico-sociaux. 

Une remontée d'informations organisée 

La ministre de la Santé a assuré que la remontée d'information était organisée. Dans chaque département, existe un référent radicalisation dans les agences régionales de santé (ARS), en lien avec les directeurs d'établissement. Ces référents peuvent aider ces directeurs à « gérer d'éventuels problèmes », ajoute-t-elle. 

Elle a aussi mis en avant la formation des directeurs d'établissement à la question. « Nous sommes organisés. Je ne dis pas que tout va bien, mais les choses sont mises en place pour repérer » un processus de radicalisation, a insisté Agnès Buzyn. 

Faisant écho à l'appel à la nation d'Emmanuel Macron pour combattre l'« hydre islamiste », la ministre a jugé nécessaire que « chacun d'entre nous soit attentif à ce qui se passe autour de lui ». « Il faut faire confiance aux petits signaux qu'on ressent quand quelqu'un refuse de serrer la main à une femme, quand un comportement change. On le signale à sa hiérarchie, qui doit faire remonter les signaux d'alerte. Puis nous avons des dispositifs qui accompagnent les directeurs pour juger de la situation », a-t-elle décrit.


Source : lequotidiendumedecin.fr