Président démissionnaire, le Pr Harousseau défend son bilan à la HAS

Par Anne Bayle-Iniguez
- Mis à jour le 12/07/2019

Le Pr Jean-Luc Harousseau a précisé ce jeudi les raisons de sa démission de la Haute autorité de santé (HAS), dont il présidait le collège depuis 2011.

Le médecin hématologue de 67 ans quittera l’instance « dans quelques semaines » (bien avant la fin de son mandat prévu le 31 janvier 2017), a-t-il indiqué lors de l’anniversaire des 10 ans de la HAS, en évoquant des raisons « personnelles ».

« Je ne quitte pas la HAS parce que je ne m’entends pas avec mes petits copains du collège […]. Je ne pars pas non plus parce que je ne m’entends pas avec la ministre [de la Santé, N.D.L.R]. D’ailleurs, je ne suis pas certain que c’était mieux avec son prédécesseur », a plaisanté le Pr Harousseau.

L’absence de Marisol Touraine lors de cette journée de débat ou tout le directoire de la HAS était présent a été toutefois « regrettée ».

Important chantier médicoéconomique

Le deuxième président de la Haute autorité a profité de l’occasion pour tirer le bilan de son action. Satisfait de sa « vie professionnelle bien remplie et bien réussie », l’homme a rappelé les grands défis qu’il s’était fixés au commencement de l’aventure : « faire évoluer l’institution sur le fond, c’est-à-dire axer davantage notre travail sur l’aspect médicoéconomique, et sur la forme, en travaillant sur l’absence de lisibilité à l’égard des patients, la réactivité et la communication [vers l’extérieur, N.D.L.R.] ».

« Tous ces chantiers ont été mis en place », s’est-il félicité.

Sur l’aspect médicoéconomique, le Pr Harousseau a cité parmi les derniers travaux de la HAS les 40 dossiers d’évaluation des produits de santé innovants et onéreux analysés depuis 2014, date de lancement de cette nouvelle mission.

Concentrée sur les nouveaux traitements de l’hépatite C en 2014, la HAS travaille désormais à l’évaluation du prix, du remboursement et de l’usage des anti-PD1, nouvelle classe de médicaments contre le cancer.

Jean-Luc Harousseau a également précisé que 35 établissements publics et privés ont déjà été certifiés dans le cadre de la procédure V2014, qui se fonde notamment sur le dispositif de patient traceur.