Suicide d'un urologue dans le Gard : des syndicats réclament une enquête de l'IGAS

Par Martin Dumas Primbault
Publié le 18/03/2019
- Mis à jour le 15/07/2019
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Crédit photo : S. Toubon

Le suicide d'un jeune chirurgien urologue au début du mois continue de faire réagir les syndicats. D'une même voix, quatre organisations de praticiens hospitaliers* (SNPHARe, SYNGOF, SNJAR et CNJC) réclament aujourd'hui l'ouverture d'une « enquête indépendante » par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et un rendez-vous « de toute urgence » avec Agnès Buzyn.

Le praticien, âgé de 37 ans, exerçait dans le Gard entre le CHU de Nîmes et l'hôpital de Bagnols-sur-Cèze. Les directions des deux établissements ont refusé d'établir un quelconque lien de causalité entre ce drame et l'exercice du Dr Nicolas Siegler mais, selon les témoignages de plusieurs de ses confrères, sa situation professionnelle était particulièrement compliquée. 

Médecine du travail

« Une nouvelle vie et une nouvelle famille ont été sacrifiées sur l'autel de l'inaction des pouvoirs publics. Quand cela va-t-il cesser ? », questionnent les syndicats pour lesquels il ressort que « des causes professionnelles participent à ce geste dramatique ».  

Pour empêcher qu'un tel drame ne se reproduise, les syndicats demandent la « prise en charge systématique annuelle de tous les PH par la médecine du travail », la création d'une instance décisionnaire indépendante de la CME destinée à la veille et la prévention des risques psychosociaux et une meilleure médiation régionale pour « externaliser les conflits en cas d'échec de solutions locales ».

« Nous refusons de parler d'un suicide de plus », clament-ils. « Soyons ambitieux, donnons-nous les moyens de garantir à tout médecin hospitalier des conditions de travail qui participent à une vie épanouissante. »

* Le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi aux autres spécialités (SNPHARE), le Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (SYNGOF), le Syndicat national des jeunes anesthésistes-réanimateurs (SNJAR) et le Conseil national des jeunes chirurgiens (CNJC) 


Source : lequotidiendumedecin.fr