Masques, respirateurs, gel hydroalcoolique : Macron veut reconstruire une « souveraineté nationale »

Par
Martin Dumas Primbault -
Publié le 31/03/2020

Crédit photo : AFP

En visite ce mardi dans une fabrique de masques à Saint-Barthélemy-d'Anjou (Maine-et-Loire), Emmanuel Macron a exprimé sa volonté de voir monter en charge rapidement la production française jusqu'à « l'indépendance pleine et entière ».

« Ma priorité, c'est de produire des masques pour les soignants », a déclaré le président de la République dans cette usine située en périphérie d'Angers d'où sont issus les trois quarts de la production française. Avant la crise, la France produisait 3,3 millions de masques par semaine. « Nous aurons la capacité d'en produire 15 millions d'ici fin avril », a promis Emmanuel Macron qui veut, une fois l'épidémie passée, « rebâtir notre souveraineté nationale et européenne », en produisant « davantage en France ».

Un financement de 4 milliards d'euros

Le chef de l'État a profité de sa visite pour faire le point sur les capacités productives du pays concernant les autres produits indispensables face à l'épidémie.

Ainsi, un consortium de quatre grands groupes industriels autour d'Air liquide construira « d'ici mi-mai » plus de 10 000 respirateurs. Environ 250 d'entre eux, les « respirateurs lourds, particulièrement attendus, feront l'objet des premières livraisons dans les prochains jours », a précisé Emmanuel Macron.

« Nous avons décuplé notre production » de solution hydroalcoolique, a-t-il enfin expliqué. Celle-ci est passée de 40 000 à 500 000 litres par jour. Ces commandes exceptionnelles ont pu être financées par une contribution de l'État versée à Santé publique France à hauteur de 4 milliards d'euros.

À terme, l'objectif annoncé par le président de la République n'est autre que « l'indépendance pleine et entière » du pays dans la production de masques et ce « d'ici la fin de l'année ».

Interrogé par les journalistes sur les critiques en impréparation faites au gouvernement, Emmanuel Macron a étrillé les « irresponsables » qui « cherchent déjà à faire des procès alors que nous n'avons pas encore gagné la guerre ». Et le chef de l'État d'ajouter : « Le temps viendra de la responsabilité, il est légitime et démocratique et la transparence complète devra être faite. »


Source : lequotidiendumedecin.fr