À Marseille, la Comeli 13 manifeste devant l’ARS contre « la mort de la médecine libérale »

Publié le 05/10/2015
- Mis à jour le 12/07/2019

Crédit photo : Hélène Foxonet

Une centaine de médecins libéraux ont manifesté ce lundi à Marseille devant les locaux de l’agence régionale de santé (ARS) PACA, à l’appel de la coordination des médecins libres et indépendants (Comeli 13), dans le cadre de l’opération « coup de semonce » contre la loi de santé.

Portant une banderole (siglée FMF) « Loi Touraine = danger, nuit gravement à la santé », les manifestants, venus de plusieurs départements de la région, ont essayé d’empêcher les agents de rentrer dans les locaux. Sans violence mais avec la volonté d’expliquer cette opération. « Je suis cancérologue, précise le Dr Mouysset. Je dis non à une médecine étatisée, à une médecine de masse, je souhaite une médecine individualisée. » Tous estiment en substance que la loi Touraine « porte atteinte aux valeurs fondamentales de l’exercice libéral », mais aussi aux intérêts des patients eux-mêmes, avec l’évolution vers une médecine « administrée », des pratiques « normées » et des objectifs d’abord financiers.

Deux jeunes généralistes sont également venus protester – l’un de Vitrolles, l’autre d’Avignon. Pour défendre les patients. « Moi je suis là pour eux, explique Bao. Si l’on nous met sous contrôle des assurances privées et des mutuelles, nous n’aurons plus le choix des prescriptions ». Aurélie ajoute qu’elle « défend le système de santé dans son ensemble ».

Mouvement national le 16 novembre

Une délégation a été reçue dans la matinée par le directeur adjoint de l’ARS. « Cette loi, c’est la mort de la médecine libérale, clame haut et fort le Dr Michel Sciarra, président de la FMF 13 et tête de liste aux prochaines élections. Nous sommes venus dire aux tutelles qu’il faut que cette loi soit abrogée. »

D’autres actions sont prévues mardi dans différentes villes du département avec des cafés santé pour « expliquer les dangers » de cette loi aux patients. On constate une montée en puissance des coordinations, relève le Dr Dominique Thiers-Bautrant, gynécologue, et vice-présidente de l’Union française pour une médecine libre (UFML). « C’est un coup de semonce, assure-t-elle. La mobilisation va prendre de l’ampleur avec l’organisation d’un grand mouvement national le 16 novembre prochain. »

De notre correspondante Hélène Foxonet

Source : lequotidiendumedecin.fr