AP-HP : comptes excédentaires en 2016, la situation s'améliore

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Anne Bayle-Iniguez -
Publié le 12/07/2017
APHP

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Crédit photo : S. Toubon

La situation financière de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est améliorée en 2016. Lors de l'approbation des comptes par le conseil de surveillance, le CHU francilien a communiqué un excédent global de 55 millions d'euros tous budgets confondus, confirmant sa meilleure forme. En 2015, l'établissement affichait déjà un excédent de 36,6 millions d'euros, une première depuis 2008.

Dans le détail, le budget principal (qui regroupe les seules activités de soins) reste toutefois déficitaire de 43,5 millions d'euros, soit 4,7 millions d'euros en moins par rapport à 2015.

L'AP-HP annonce une activité « dynamique » sur l'hospitalisation complète et partielle (moins de 24 heures, réadaptation, dialyse, surveillance psychiatrique, etc.) avec 80 millions d'euros de recettes d’activité de plus qu’en 2015.

L’évolution de la masse salariale « a été contenue avec une augmentation de 1,4 %, légèrement en deçà de la construction budgétaire à 1,5 % », précise-t-elle.

Risques sur la trajectoire financière

L'AP-HP souligne que l'exercice 2016 se caractérise par « un effort très important en matière d'investissements » à hauteur de 405 millions d'euros. En parallèle, les produits de cession d'actifs atteignent « près de 100 millions d'euros », un chiffre en forte hausse par rapport aux années précédentes. En 2015, l'hôpital avait enregistré 61 millions d'euros sur cette ligne comptable, dont 41 millions d'euros pour la vente de Saint Vincent de Paul.

« Malgré une trajectoire financière très satisfaisante sur l'équilibre activité/charges, les comptes 2016 présentent une légère dégradation de la capacité d'autofinancement et du niveau des capitaux propres », relève toutefois le CHU.

L'institution a identifié trois risques sur le budget 2017 : l'impact « potentiel » des opérations de clôture des comptes 2016, le niveau des recettes d’activité « plus faible que prévu » et le versement des dotations de financement des missions d’intérêt général (MIGAC) et du fonds d’intervention régionale (FIR).

 

 


Source : lequotidiendumedecin.fr